AES/SEMAINE DE LA FRATERNITÉ : Ségou, capitale culturelle de la Confédération

Placée sous le thème : « trois pays souverains, un destin commun et un avenir prospère », la 1ère édition de la Semaine de la fraternité de la Confédération des États du Sahel a démarré lundi dans la Cité des Balanzans. Lancée en marge de Ségou Art Festival sur le Niger, cette Semaine dédiée exclusivement à la bonne promotion de la culture et de l’art du Burkina Faso, du Mali et du Niger, regroupe des délégations de ces trois pays frères, en présence des ministres chargés de la Culture et du Tourisme de la Confédération AES. Donc entre frères et sœurs, elles célèbrent sans réserve les arts et cultures de notre espace commun. La Semaine vise notamment à consolider davantage la vision souverainiste de nos trois chefs d’État, à savoir le Capitaine Ibrahim Traoré, le Général d’Armée Assimi Goïta et le Général de Brigade Abdourahamane Tiani.

 

La Semaine se déroule à Ségou. Elle a débuté le lundi 03 février 2025 et se terminera le dimanche 09 février 2025. C’est le Mali en sa qualité de président de la Confédération des États du Sahel qui a eu l’honneur d’organiser cet évènement culturel dénommé la Semaine de la fraternité de la Confédération des États du Sahel. Cette Semaine a pour objectif de valoriser les talents, initiatives culturelles et économiques de l’espace AES afin de favoriser le vivre-ensemble, tout en promouvant les projets de développement durable. La Semaine est surtout inscrite dans la vision stratégique des chefs d’État de la Confédération AES, qui souhaitent réaffirmer ou renforcer la souveraineté de leurs pays respectifs sur tous les plans.

« Aujourd’hui, nos trois États constituent une puissance culturelle mondiale », déclare le ministre malien de la Culture

Dès l’ouverture de la Semaine, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, indiquera clairement que les trois pays de la Confédération AES sont une puissance culturelle mondiale. « Nous avons des beaux sites, nous avons des belles histoires, nous avons des beaux tissus, nous avons un jugement inépuisable, nous avons une culture propre, nous avons des valeurs morales et artistiques inestimables, si nous sommes d’accord nous pouvons accomplir de grandes choses », prédit le ministre Mamou Daffé.

 

Donc, un autre pas vers l'unité et le développement durable ?

Ainsi, le monde des arts et de la culture de ces trois pays étale un pan de leur savoir et savoir-faire à travers notamment la musique, la chorégraphie, le vestimentaire, les marionnettes et les discours sur l’Avenue de la Confédération dans la Cité des Balanzans. Pour le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme du Burkina Faso, Pingwendé Gilbert Ouédraogo, les autorités de la Confédération des États du Sahel accordent une place de choix à la promotion et à la valorisation de la culture dans nos différents pays. Pour lui, l’initiative de la Semaine corrobore avec la bonne volonté de nos autorités et la forte adhésion des populations de nos trois pays. « Durant une semaine, les cultures du Mali, du Niger et du Burkina Faso, sont mises ensemble pour consolider les liens de cohésion sociale et du vivre ensemble », indique le ministre Pingwendé Gilbert Ouédraogo. Et pour le ministre de la Culture, de la Jeunesse, des Arts et des Sports du Niger, Colonel-Major Abdourahamane Amadou, la célébration de cette Semaine est l’affirmation de notre espace commun. « Ici à Ségou, nos peuples sont dignes dans la paix et en parfaite communion avec notre culture », ajoute le ministre Abdourahamane Amadou.

 

Manifestement, le soutien et la défense de l'AES suscitent l'engouement de toutes les délégations présentes sur le site…

À l’ouverture de la Semaine de la fraternité de la Confédération des États du Sahel, les différentes délégations ont montré leurs muscles à travers notamment des spectacles. Sur la scène Damozon, les troupes artistiques ont réaffirmé leurs soutiens sans faille aux dirigeants de l'AES.

 

Aux grands jours, les grandes œuvres !

Ici, c’est l’Ensemble instrumental national qui entraîne les festivaliers dans l’authentique répertoire national, ensuite la grande création chorégraphique surgit dans la salle avec en toile de fond des thèmes de paix et du vivre-ensemble. Cette création chorégraphique est intitulée « An Ka Bèn » ou l’entente en français. La bonne note musicale a été assurée par les jeunes de Koumantou et du Bélédougou dans un style de danse entre tradition et modernité. Ces danseurs traditionnels ou spécialistes de la danse traditionnelle, sont surtout venus du Cercle de Koumantou, plus précisément du village de Niamalà, avec les pas de danse Wassanba et Ganbrou. « Ce pas de danse Ganbrou lance généralement des évènements de la culture ou annonce des bonnes nouvelles pour le pays. Donc, la création de l’AES s’entend bien avec le Ganbrou, car il a signalé cela », explique l’artiste chorégraphe, Karim Togola. De son côté, l’Ensemble artistique de Bolomakotè du Faso harangue les foules et le soutien à l’AES est visiblement indéfectible, car selon eux, la victoire de cette Alliance est certaine.

 

La Semaine de la fraternité de la Confédération des États du Sahel représente bien plus qu’une simple manifestation culturelle. Elle constitue également un véritable outil de renforcement de la coopération régionale et de promotion du développement durable dans un Sahel qui n’aspire seulement qu’à un avenir prospère. En réunissant ainsi les communautés de la Confédération AES autour de la culture, de l’agriculture et des industries créatives, cette Semaine de la fraternité va contribuer à poser les bases solides d’une souveraineté affirmée et d’une identité partagée parmi les nations du Sahel, tout en ouvrant aussi des portes fermées pour la prospérité collective.

Hamissa Konaté

 

 

 

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