Au Centre international de conférences de Bamako (CICB), des professeurs et médecins chercheurs du Mali et d’ailleurs participent à la 4è édition du Symposium annuel D43. Organisée par le Centre de recherche et de formation sur les pathologies moléculaires (Crefpam), en collaboration avec l’Université Northwestern de Chicago, aux États-Unis, cette édition a pour thème principal : « cancers liés aux infections : défis et perspectives ». Durant trois jours, les participants vont réfléchir ensemble sur la thématique afin de mieux prévenir les différents types de cancer.
Ce 4è symposium porte sur les rapports des activités du Centre de recherche et de formation sur les pathologies moléculaires (Crefpam). Ce Centre de formations en recherche mène deux activités phares, selon son directeur Cheick Bougadari Traoré. « Oui, nous avons une activité de formation et une autre activité de recherche. Concernant la formation, nous sommes en train de former 10 jeunes médecins, pharmaciens, biologistes en génétique et pathologies moléculaires. Parmi ces 10 jeunes, il y a un Sénégalais et un Burkinabé. En plus de cette formation en Master, nous sommes en train de former 4 autres en Doctorat, notamment en PHD. Chez les femmes immunodéprimées de Bamako et de Ségou également, nous sommes en train d’analyser la prévalence du virus Oncogène qui donne rapidement les cancers du col de l’utérus », précise le directeur du Crefpam Mali.
Les contributions des uns et des autres doivent aider à mieux prévenir et à lutter efficacement contre les cancers
Pour le recteur de l’Université des sciences, des techniques et des technologies de Bamako (USTTB), Pr. Mahamadou Diakité : « nous sommes dans un pays où les infections virales, bactériales et parasitaires, sont responsables de beaucoup de types de cancer ».
Ils deviennent de plus en plus un problème de santé publique, prévient la ministre Assa Badiallo Touré
Les cancers sont presque devenus un problème de santé publique, surtout le cancer de sein. Cette augmentation rapide de cas s’explique en partie par les changements démographiques, les baisses de la fécondité et de la pratique de l’allaitement maternel, les vieillissements et les modifications du mode de vie, l’obésité et la consommation de l’alcool, précise de son côté la ministre de la Santé et du Développement Social, Colonel Assa Badiallo Touré.
Toutefois, elle affirme que des recherches sont en cours pour identifier le possible rôle des insecticides, tel que les DDT, les crèmes blanchissantes, les lotions diffusantes et les iatrogènes environnementaux.
Et pour la petite histoire, le Centre de recherche et de formation sur les pathologies moléculaires (Crefpam) du Mali et le Centre d’oncologie mondiale de l’Université Norhwestern de Chicago aux États-Unis travaillent ensemble depuis au moins 17 ans sur plusieurs maladies infectieuses. Ces maladies sont notamment le VIH et la tuberculose.
D’après le directeur du Centre d’oncologie mondiale de l’Université Norhwestern de Chicago, Pr. Mamoudou Maïga, cette évolution explique la superposition croissante des infections et des facteurs de risque classique du cancer, comme les changements climatiques, environnementaux, la modification des habitudes alimentaires et des modes de vie sédentaires.
Hamissa Konaté